Mis à jour le 28 septembre 2026
Pourquoi le siège ne voit-il rien quand chaque point de vente a ses propres comptes ?
Quand chaque point de vente a ses propres comptes Uber Eats et Deliveroo, ses relevés, ses offres et ses versements vivent dans ces comptes. Le siège n'en voit que ce que les points de vente lui font remonter : un chiffre d'affaires, un export, un ressenti.
Or le chiffre d'affaires livraison ne dit pas ce qui reste au point de vente. Entre la vente et le versement, il y a une commission de 20 à 30 % (rapport ARPE GT3, septembre 2025), puis les offres, les publicités et les remboursements clients. Ces lignes n'apparaissent que dans les relevés.
Résultat : le réseau se pilote sur un chiffre qui ne dit pas la marge. Un point de vente peut vendre plus et gagner moins sans que personne ne le voie. Et, pour une franchise prise par le service, lire ses relevés ligne à ligne demande du temps.
Que faut-il consolider pour piloter la livraison de plusieurs restaurants ?
La marge réelle par point de vente. C'est ce qui reste après la commission, les offres, les publicités et les remboursements, rapproché de ce qui arrive sur le compte bancaire. C'est le chiffre qui dit où part l'argent, point de vente par point de vente.
Les versements. Chaque versement doit correspondre aux ventes de la période, moins les déductions attendues. Le relevé de versement est un relevé de compte, pas une facture : il se rapproche des ventes, ligne à ligne. Selon des études de marché externes, les écarts et erreurs de facturation peuvent représenter 2 à 4 % du CA livraison.
Les offres. Pour chaque offre active : sur quel compte, décidée par qui, payée par qui, et ce qu'elle rapporte en marge. Une offre qui fait vendre sans faire gagner doit s'arrêter.
La disponibilité. Un point de vente fermé à tort dans l'application, un plat en rupture oublié, un menu en panne : ce sont des ventes perdues qui n'apparaissent nulle part dans le chiffre d'affaires. Il faut les voir pour les corriger.
Une règle de forme pour la vue consolidée de la livraison de plusieurs restaurants : gardez Uber Eats et Deliveroo côte à côte, sans les fusionner. Chaque plateforme encadre l'usage de ses données. La comparaison se fait entre points de vente, plateforme par plateforme.
Qui fait quoi entre le siège et les franchises ?
Les comptes. Selon le montage, le compte plateforme est ouvert au nom de la franchise ou rattaché à un contrat négocié par l'enseigne. Le franchisé reste un commerçant indépendant. Le document qui fait foi, c'est le contrat de franchise et, s'il existe, l'accord-cadre signé avec la plateforme.
Les contrats. La direction d'enseigne peut négocier un accord-cadre avec Uber Eats et Deliveroo : conditions, périmètre, entrée des nouveaux points de vente. La franchise l'applique sur ses comptes. Elle doit savoir ce qui a été négocié en son nom.
Les prix. Le franchisé fixe en principe ses prix de vente, y compris en livraison. Le siège diffuse une carte de référence et une grille conseillée. La frontière dépend du contrat : faites-la vérifier par un avocat en droit de la distribution avant de trancher.
Les promotions nationales. Elles se décident au siège, mais se paient là où elles sont activées : sur le compte d'un point de vente, leur coût vient en déduction de ses versements. Écrivez, avant l'opération, qui la finance, puis vérifiez dans les relevés que chaque point de vente a payé ce qui était convenu, pas plus.
La règle qui évite les conflits : le siège fixe le cadre, la franchise exploite, et chacun sait qui paie quoi. Quand cette répartition est écrite, les chiffres servent à décider, et non plus à se disputer.
Comment déployer et harmoniser la livraison sans casser les comptes existants ?
Ne recréez rien. Un compte qui tourne porte son historique : ses avis, sa note, ses clients habitués. Le fermer pour en ouvrir un nouveau sous l'enseigne, c'est prendre le risque de perdre cet acquis. Faites évoluer les comptes existants, ne les remplacez pas.
Harmonisez par le contenu, pas par les accès. Le siège fournit la carte de référence, les photos, les noms de plats, la grille conseillée et le calendrier des opérations nationales. Chaque point de vente les applique sur son propre compte, avec ses horaires et ses ruptures.
Ne partagez jamais d'identifiants entre le siège et les franchises. Chaque intervenant a son propre utilisateur, nominatif, avec le rôle qui lui revient. C'est traçable, et c'est révocable sans toucher au reste.
Avancez par étapes. Commencez par quelques points de vente volontaires, lisez leurs relevés récents, corrigez, puis élargissez. Le bon indicateur de déploiement n'est pas le nombre de points de vente ouverts, c'est la marge réelle de ceux qui tournent.
Comment Atelia gère-t-elle Uber Eats et Deliveroo pour une franchise et pour le siège ?
Atelia by Seryz Group est une agence française de gestion déléguée des comptes Uber Eats et Deliveroo, construite par des opérateurs qui gèrent eux-mêmes leurs points de vente sur les plateformes depuis des années. Dans un réseau, nous nous organisons autour de la franchise, et le siège a la vue consolidée.
Le mandat, franchise par franchise. Chaque franchise rejoint Atelia librement, avec son propre mandat écrit, révocable. Elle invite elle-même un utilisateur nominatif Atelia au rôle Manager, dans Uber Eats Manager et dans le Partner Hub de Deliveroo. Les relevés restent en lecture seule. Nous ne connaissons jamais les identifiants, et l'argent ne passe jamais par nous : les versements arrivent sur le compte du point de vente, comme avant.
Le travail, point de vente par point de vente. Nous gérons les prix et les menus. Nous contestons les remboursements refacturés à tort : un humain dépose chaque contestation, dans les délais. Nous pilotons les offres et les publicités sur la marge, et nous les arrêtons quand elles ne rapportent plus. Nous suivons la disponibilité, les avis, la vitrine et la rentabilité.
Qui voit quoi. Chaque franchise voit ses vraies marges, point de vente par point de vente, en direct dans une application mobile simple. Le siège a la vue consolidée du réseau, plateforme par plateforme, dans le cadre du mandat de chaque franchise.
Pour la comptabilité, chaque mois, nous récupérons les factures de commission des deux plateformes, rapprochées des versements, et les transmettons au comptable de chaque franchise dans le format qu'il attend. Nous ne tenons pas la comptabilité et n'établissons aucune déclaration.
Qui paie la gestion dans un réseau, et par où commencer ?
Chaque franchise porte sa mensualité, à partir de 195 € HT par mois. Elle n'évolue qu'avec le chiffre d'affaires en livraison du point de vente, jamais avec ce que nous récupérons : tout ce qui est récupéré revient au restaurant. Il n'y a aucun frais de mise en route.
Côté siège, pas de projet informatique. Vous présentez Atelia au réseau, chaque franchise décide, et la vue consolidée s'enrichit au rythme des adhésions.
Pour démarrer, nous commençons par un audit gratuit : nous lisons les relevés des 90 derniers jours de quelques points de vente, et nous vous montrons où part l'argent, avant toute décision.