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Comment obtenir une vue consolidée des ventes livraison de tous ses points de vente ?

Pour obtenir une vue consolidée des ventes livraison d'un réseau, exportez à fréquence fixe les données de chaque point de vente depuis l'espace partenaire d'Uber Eats et de Deliveroo, puis reportez-les dans un tableau de suivi commun, en gardant des colonnes distinctes par plateforme. Suivez chaque semaine les mêmes indicateurs pour tous les sites : marge par commande, taux d'annulation, erreurs de commande, temps de préparation et note client. Ce tableau devient une comparaison interne : chaque site est situé face au reste du réseau, et des seuils d'alerte déclenchent une action avant que la visibilité d'un restaurant dans l'application n'en pâtisse.

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Mis à jour le 14 août 2026

Pourquoi la vue réseau n'existe-t-elle pas par défaut ?

Uber Eats et Deliveroo fournissent chacun un espace partenaire complet, mais pensé pour un établissement à la fois et pour une seule plateforme. Une direction d'enseigne qui veut comparer douze sites doit donc ouvrir douze comptes, deux fois. C'est faisable une semaine, pas cinquante-deux.

Résultat courant : la vue réseau est reconstruite à la main, quand quelqu'un a le temps, souvent après un problème plutôt qu'avant. Les écarts entre sites (annulations, erreurs, notes qui glissent) sont découverts avec des semaines de retard, quand la correction coûte déjà cher.

Comment construire une vue consolidée dans le respect des conditions d'utilisation ?

La méthode réaliste tient en trois briques : des exports réguliers depuis l'espace partenaire de chaque plateforme, pour chaque point de vente ; un tableau de suivi commun où chaque ligne est un site et chaque colonne un indicateur ; une routine hebdomadaire de lecture avec des seuils d'alerte définis à l'avance.

Point important : conservez des colonnes distinctes par plateforme. Les conditions d'utilisation de chaque plateforme encadrent l'usage de ses données ; un tableau interne qui juxtapose les chiffres Uber Eats et les chiffres Deliveroo, sans les fusionner en une vue présentée comme unifiée, reste la voie sûre.

La régularité compte plus que la sophistication. Un export hebdomadaire tenu douze mois vaut mieux qu'un outil ambitieux abandonné au bout de six semaines : c'est la série dans le temps qui révèle les dérives, pas la photo d'une semaine isolée.

Quels indicateurs suivre chaque semaine pour piloter le delivery d'un réseau ?

Cinq indicateurs suffisent pour un pilotage hebdomadaire : la marge par commande (après commissions, promotions et remboursements), le taux d'annulation, le taux d'erreurs de commande signalées, le temps de préparation et la note client. Tous existent dans les espaces partenaires ou se calculent depuis les relevés de versement.

La marge par commande est l'indicateur roi : le volume peut monter pendant que la marge baisse, par exemple quand des promotions mal calibrées portent la croissance. Elle se calcule depuis le relevé de versement, en rapportant le net perçu au nombre de commandes de la période.

Fixez un seuil d'alerte par indicateur et par site. Le réseau est son propre référentiel : la médiane des sites donne la norme interne, et tout site qui s'en écarte durablement mérite un appel ou une visite, pas seulement une ligne rouge dans un tableau.

Comment savoir si un taux d'annulation ou d'erreurs est normal ?

Il n'existe pas de norme publique unique : ce qui est normal dépend du concept, du ticket moyen, de la zone et des horaires. La comparaison interne est donc votre meilleur juge : un site durablement au-dessus de la médiane du réseau sur les annulations ou les erreurs a un problème opérationnel, quelle que soit la valeur absolue.

Ce qui est certain : les plateformes intègrent la qualité de service dans leurs critères de mise en avant, selon leurs règles publiques. Un taux d'annulation ou d'erreurs qui se dégrade finit par réduire la visibilité du restaurant dans l'application, donc son volume de commandes.

Concrètement, surveillez la tendance plus que le niveau. Trois semaines consécutives de hausse sur un même site valent une alerte, même si le site reste sous la médiane du réseau : la dérive se corrige à ce moment-là, pas quand les ventes ont déjà baissé.

Comment suivre les notes et avis clients de tout un réseau ?

La note se comporte comme un indicateur retardé : quand elle décroche, le problème opérationnel date souvent de plusieurs semaines. Ajoutez donc au tableau la note de chaque site sur chaque plateforme, relevée chaque semaine, et son évolution sur quatre semaines glissantes.

Les avis rédigés sont le complément qualitatif : ils nomment le problème (article manquant, plat froid, attente). Une lecture hebdomadaire des avis négatifs du réseau, site par site, permet de répondre vite et de repérer un défaut récurrent avant qu'il ne coûte des points de note et des clients.

Qui doit tenir cette routine, et faut-il la déléguer ?

La routine appartient naturellement à la direction d'enseigne : c'est elle qui a intérêt à comparer les sites et le pouvoir d'agir sur les écarts. Le point de vente, lui, fournit le contexte terrain (rupture, absence, travaux) qui explique les chiffres et évite les fausses alertes.

Le vrai risque est l'essoufflement : cette routine est simple mais chronophage, et c'est la première tâche sacrifiée dans une semaine chargée. C'est aussi un travail qui se délègue bien : des spécialistes comme Atelia tiennent ce suivi pour des réseaux de points de vente et alertent la direction quand un seuil est franchi, sans que l'enseigne change ses outils.

Questions fréquentes

Peut-on fusionner les chiffres Uber Eats et Deliveroo dans un seul indicateur ?

Gardez des colonnes distinctes par plateforme dans votre tableau interne : les conditions d'utilisation de chaque plateforme encadrent l'usage de ses données. La comparaison entre points de vente fonctionne très bien plateforme par plateforme.

Quelle fréquence d'export est suffisante pour piloter un réseau ?

Un export hebdomadaire par site et par plateforme suffit pour le pilotage courant, complété par une lecture mensuelle plus complète des relevés de versement. Le suivi quotidien n'apporte de valeur que pendant une crise identifiée.

Quel indicateur suivre en priorité si l'on doit n'en choisir qu'un ?

La marge par commande, après commissions, promotions et remboursements : c'est le seul indicateur qui relie le volume de ventes à ce qui reste réellement au restaurant. Un réseau peut croître en volume tout en perdant en marge sans le voir.

Un taux d'annulation élevé peut-il réduire la visibilité d'un restaurant ?

Oui : les plateformes intègrent la qualité de service, dont les annulations, dans leurs critères de mise en avant, selon leurs règles publiques. Détecter la dérive en interne permet d'agir avant que le volume de commandes n'en pâtisse.

Comment situer un point de vente sans référence publique fiable ?

Utilisez le réseau comme référentiel : la médiane des sites sur chaque indicateur donne la norme interne. Un site durablement éloigné de cette médiane, ou dont la tendance se dégrade plusieurs semaines de suite, mérite une analyse terrain.