Mis à jour le 14 août 2026
Que reste-t-il du prix affiché après la TVA et la commission ?
Le prix affiché sur Uber Eats est un prix TTC. La TVA n'est pas votre argent : elle est couramment de 10 % pour les plats destinés à une consommation immédiate, de 5,5 % pour certains produits vendus scellés, et de 20 % pour les boissons alcoolisées. Première étape du calcul : repasser en hors taxes.
Vient ensuite la commission de la plateforme, calculée sur le montant de la commande. Selon les grilles publiques, elle se situe couramment autour de 30 % lorsque la livraison est assurée par la plateforme, et à des niveaux plus bas pour le retrait sur place ou la livraison effectuée par vos propres livreurs. Vérifiez le taux exact sur vos relevés : c'est lui qui fait foi, pas une moyenne de marché.
Un détail comptable compte : la commission est souvent facturée depuis l'étranger avec autoliquidation de la TVA. L'opération est en principe neutre si vous récupérez la TVA, mais elle doit être correctement déclarée. Faites valider le traitement avec votre expert-comptable.
Quels coûts s'ajoutent avant même les redevances d'enseigne ?
Les promotions que vous cofinancez réduisent directement le montant encaissé : une remise en pourcentage, une offre du type un produit acheté, un produit offert, ou des frais de livraison pris en charge. Une promotion peut être rentable si elle génère du volume incrémental, mais elle doit entrer dans le calcul de marge, commande par commande.
L'emballage de livraison coûte plus cher que le service en salle : contenants, sacs scellés, couverts. Ce poste se retire ligne à ligne, car il varie selon la composition du panier. Beaucoup d'exploitants le sous-estiment parce qu'il est payé à part, chez le fournisseur.
Enfin, des erreurs de facturation vous coûtent de l'argent chaque mois si personne ne les repère : commandes remboursées au client et déduites de vos versements, ajustements, écarts entre ce qui est vendu et ce qui est versé. Ces écarts se lisent dans les relevés de la plateforme et se contestent dans des délais courts.
La redevance se calcule-t-elle sur le brut Uber Eats ou sur le net après commission ?
C'est votre contrat de franchise qui tranche, et uniquement lui. La plupart des contrats définissent l'assiette des redevances comme le chiffre d'affaires hors taxes réalisé, tous canaux confondus : dans ce cas, la redevance s'applique au brut livraison, avant déduction de la commission de la plateforme.
La différence n'est pas cosmétique. Sur une assiette brute, vous versez une redevance sur des sommes que vous n'avez jamais encaissées, puisque la commission les a déjà prélevées. Sur une assiette nette, l'enseigne partage l'effort du canal avec vous. Relisez la définition exacte du chiffre d'affaires dans votre contrat et dans le document d'information précontractuel.
La redevance publicitaire suit en général la même assiette que la redevance d'exploitation, ce qui signifie qu'elle s'applique le plus souvent aussi à votre chiffre d'affaires livraison. Si la clause est ambiguë, posez la question par écrit à la direction d'enseigne et faites relire la réponse par un avocat.
Comment poser le calcul complet, du prix affiché au net franchisé ?
L'ordre du calcul est toujours le même. Prix affiché TTC, moins la TVA : vous obtenez le chiffre d'affaires hors taxes. Retirez ensuite la commission de la plateforme, la part des promotions à votre charge, puis le coût d'emballage. Appliquez enfin vos redevances d'enseigne sur l'assiette prévue au contrat : il reste votre marge sur coûts de canal, avant matières premières et frais fixes.
Illustration volontairement fictive : une commande de 30 € TTC à 10 % de TVA donne 27,27 € hors taxes. Avec une commission hypothétique de 30 % calculée sur la commande (9 €), un euro d'emballage et des redevances d'école de 7 % sur le chiffre d'affaires hors taxes (environ 1,90 €), il reste environ 15,37 €. Soit à peu près la moitié du prix affiché, avant même le coût des ingrédients.
Ces chiffres ne décrivent pas votre restaurant : ils montrent la mécanique. Refaites le calcul avec vos propres taux de commission, vos redevances contractuelles et vos relevés réels. C'est le seul résultat qui compte.
La livraison est-elle encore rentable pour un franchisé ?
Oui, à condition de piloter. Le double prélèvement, commission d'un côté et redevances de l'autre, n'interdit pas la rentabilité : il interdit de piloter à l'aveugle. Un canal livraison qui apporte du volume incrémental sur des heures creuses, avec une carte adaptée, peut dégager une vraie contribution.
Les leviers sont connus : ajuster les prix de la carte livraison si votre enseigne le permet, concentrer les promotions sur les créneaux où elles créent du volume, contester systématiquement les erreurs de facturation et les remboursements injustifiés. Chacun de ces leviers se mesure, commande par commande.
Le signal d'alerte est simple : si vous ne connaissez pas votre marge par commande, vous ne savez pas si le canal vous fait gagner ou perdre de l'argent. Et vous ne pouvez pas non plus en discuter sérieusement avec votre franchiseur.
Comment obtenir cette visibilité sans y passer vos soirées ?
Toutes les données existent : relevés de versement, détail des commandes, remboursements, promotions. Le problème est le temps. Rapprocher ces lignes chaque semaine, en gardant la trace des écarts et des délais de contestation, est un vrai travail, que peu d'exploitants peuvent absorber en plus du service.
C'est précisément le métier de Atelia pour les exploitants et les réseaux : lire les relevés ligne à ligne, calculer la marge réelle par commande, redevances comprises, et contester les erreurs de facturation auprès des plateformes. 100 % du récupéré revient au restaurant. Un audit gratuit permet de partir de vos chiffres réels plutôt que d'hypothèses.